Que coûte un terrain à bâtir ?

Le prix d’un terrain à bâtir est le premier facteur dont vous devez tenir compte si vous voulez réaliser la maison de vos rêves. Le prix varie d’une commune à l’autre. Vous trouverez des indications de prix sur le site du SPF Economie. Dans cet article, nous vous donnons une indication de prix par région. Il y a ensuite d’autres critères à prendre en compte lors du choix d’un terrain.

Le prix des terrains par région

Quels facteurs influencent le prix d’un terrain à bâtir ?

Pourquoi le prix des terrains varie si fort d’une commune à l’autre ? Il y a un tas de facteurs qui influencent la valeur d’un terrain :

  • La superficie
  • L’emplacement : à la campagne ou dans un centre-ville
  • La proximité des axes routiers, des services et des commerces
  • L’orientation : les gens sont toujours disposés à payer plus pour un jardin orienté au sud

Le prix des terrains par région

Il y a une grande différence de prix entre les 3 régions de Belgique. En 2014, le SPF Economie donnait une moyenne de prix des terrains par région :

  • Wallonie : 50,66 euros/m²
  • Région de Bruxelles-Capitale : 618,70 euros/m²
  • Région flamande : 179,01 euros/m²

Ce qui donne une moyenne nationale de 117,14 euros/m².

Quand on fait un zoom par province, on remarque que le prix moyen des terrains à bâtir en Wallonie est de :

  • 33,5 euros/m² dans la province de Luxembourg
  • 39,5 euros/m² dans la province de Namur
  • 49,7 euros/m² dans la province de Liège
  • 51,7 euros/m² dans la province du Hainaut
  • 91,9 euros/m² dans la province du Brabant wallon

Les prix oscillent autour de 50 euros/m², sauf dans la Province du Luxembourg qui reste plus accessible parce que plus rurale avec des terrains à 30-35 euros/m². Le Brabant wallon reste le plus cher, en vertu de la proximité de Bruxelles, avec des terrains à +/- 90 euros/m².  

Les points importants lors du choix du terrain

Mais le prix ne doit pas être le seul critère pour sélectionner un terrain. D’autres facteurs entrent en ligne de compte, tels que :

  • La situation
  • Le voisinage
  • La qualité du sous-sol
  • Les prescriptions urbanistiques
  • Les services

La situation du terrain

Est-ce que le terrain est situé à proximité de commodités qui sont importantes pour vous ? Pour certains, ce sera la facilité d’accès à un supermarché qui compte. Pour d’autres, à une école, au lieu de travail ou à certaines infrastructures (médicales, sportives, etc.).

Nous préférons en général ne pas faire de longs trajets entre notre domicile et le boulot. Si cela est important pour vous, choisissez une région avec de grandes possibilités d’emploi. Si cela ne vous dérange par contre pas de faire des kilomètres, veillez à ce que les possibilités d’accès par la route et les transports en commun soient bonnes.

Le voisinage

Qu’en est-il du quartier où se trouve le terrain ? Ne tenez pas uniquement compte des voisins directs, mais aussi des environs : par exemple, est-ce que la zone verte qui se trouve derrière votre futur chez vous sera un jour susceptible d’accueillir un bloc d’appartements ?

La qualité du sous-sol

Essayez d’en savoir plus sur la nature du sol et du sous-sol pour écarter les risques de pollution. La première piste consiste à demander au vendeur une attestation qui certifie que le sol n’est pas pollué.

A Bruxelles, c’est l’IBGE – Institut Bruxellois pour la Gestion de l’Environnement qui délivre les attestations de sol.

En Wallonie, lors de la cession d’un terrain, des études, voire un assainissement préalable, doivent être menées par le vendeur seulement si ce terrain a accueilli une activité susceptible d’avoir engendré des pollutions. La mise en œuvre des obligations d’investigations et, le cas échéant, d’assainissement, ainsi que la prise en charge de ces frais, sont en principe à charge du vendeur.

Il faut s’informer également sur la force portante du sous-sol car le sol peut conditionner le type de fondations et leur coût. Par exemple, un sol schisteux peut faire augmenter les frais liés à la construction. On peut également découvrir une nappe d’eau, une source…Une analyse de cette force portante des sols et sous-sols peut être réalisée par un bureau d’études spécialisé (calcul des fondations, etc.) et vous évitera de mauvaises surprises.

Les prescriptions urbanistiques

Certains terrains imposent une obligation de construire. Vous devez y établir votre domicile après avoir acheté le terrain, dans une période bien déterminée. Contrôlez aussi si le terrain est libre de droit de superficie, de servitude et de bail. Vous pouvez vous prémunir contre de telles circonstances en incluant des conditions préalables au contrat de vente. N’hésitez pas non plus à vous rendre au service de l’urbanisme de la commune où se trouve le terrain pour demander les prescriptions urbanistiques en vigueur. Vérifiez ensuite si ces règles sont compatibles avec les plans que vous avez en tête.

Les services

Cela peut sembler évident mais il faut vérifier les possibilités de viabilisation de votre terrain pour les divers raccordements, s'il faut aussi demander des autorisations spéciales pour faire passer l’électricité, l'eau, ou le téléphone. Voici les raccordements auxquels vous devez penser :

  • Le gaz
  • L’eau
  • L’électricité
  • Internet, TV & téléphonie
  • Les égoûts

Dans un blog post précédent, nous avons déjà indiqué qu'il y a une différence entre le prix et le coût réel d’un terrain à bâtir. Lisez aussi ce message pour vous informer profondément sur votre achat d’un terrain à bâtir.

Kost bouwgrond